giovedì 21 settembre 2023

Fotografia : Il grande successo dell'editoria indipendente


 

"Molti di questi piccoli editori promuovono un approccio sperimentale all'oggetto-libro in termini di arte grafica, stampa o rilegatura.

"Attenzione a ogni dettaglio", "avanguardia", "massima qualità", "sofisticato" sono parole che compaiono frequentemente nelle descrizioni di questi editori. Affermano un livello di competenza che è molto al di sopra degli standard generali dell'editoria".

Clèment Chèroux (MOMA–New York)

giovedì 14 settembre 2023

Fotofestival si, galleria no.


 E' un paradosso, l'Italia è forse il paese che ha più fotofestival di tutta l'Europa e per contro le gallerie di fotografia, almeno quelle professionali con un' identità di tipo aziendale, si contano sulle dita di una mano.

Praticamente ormai ogni città, ogni piccolo centro ha il suo fotofestival ( o photofestival) e poco importa se diretto e prodotto da grandi professionisti e grossi sponsor oppure da qualche circolo fotoamatoriale e autofinanziato con le quote dei soci. La voglia di esporre la fotografia è dirompente e lo si fa anche a costo di rimetterci dalla propria tasca. È certamente un bene per il grande pubblico che può visitare gratuitamente una quantità sterminata di mostre anche se spesso si trova davanti ad un autore che espone solo 2 o 3 foto ( operazione del tutto fallimentare). Tutta questa grande voglia di esporre e andare a vedere le mostre di fotografia si scontra frontalmente e con violenza con il fatto che nessuno compra una fotografia anzi, la maggior parte dei visitatori ignora il fatto che le foto sono in vendita e che gli autori  vogliono vendere una loro stampa. Ma non succede, nessuno dei visitatori chiede se le foto sono in vendita e quanto costano, quindi il "Santo Mercato" deve stare da qualche altra parte, nelle gallerie per esempio. Giusto , e allora perché in Italia la galleria di fotografia è merce rarissima?

L'Italia sembra conservare con cura un sistema della fotografia basato tradizionalmente sul dilettantismo. Circoli di provincia, associazioni culturali che, a vario titolo, organizzano mostre, concorsi a premi e letture di portfolio. Tutti epifenomeni che nulla hanno a che vedere con il mercato dell'arte e, ancor di meno, con il mercato della fotografia. Che, in altre parti esiste. I collezionisti, dal canto loro, non hanno una vera ragione per venire in Italia per comprare fotografie, Parigi e Basilea sono a due passi  e possono trovare li facilmente qualche autore storico italiano come Ghirri o Giacomelli. La situazione sembra essere in totale stallo e qualche coraggioso tentativo di aprire una galleria di fotografia in un paese dove non esiste una tradizione di comprare fotografie, sembra molto difficile che possa raggiungere un successo sperato.

" Sicily " a private diary



 In the fourth issue of the series you will discover a surprising Sicily.

lunedì 11 settembre 2023

lunedì 28 agosto 2023

Sicily # 4








 

Frèderic Martin racconta " Sicily" 



Sicily #3 - Massimo Gurciullo

 

Massimo Gurciullo Sicily#3
©Massimo Gurciullo

Sicily #3 par Massimo Gurciullo arrive comme une claque en une fin d'après-midi glacée d'un hiver trop long.  
Dehors les jours sont courts, sans charmes, mais dans le livre-revue (grand format, papier glacé, couverture souple) il y a des heures incertaines, de longs moments de vie, des journées comme d'immenses étés. Ca bouge et ça remue, ca swingue, c'est une nuit sans fin, qu'entrecoupent des heures de lumières.

On peut se demander ce que c'est…

Le mouvement, la joie ?
L'immobilité, la tristesse ?
La vie ?

Sicily


Une pile de valises, un départ demain après trente années passées en studio photo. Massimo veut sortir aller voir dehors ce qu'il se passe, ce qu'il y a à photographier.

Des corps nus de femmes, des madones ou des prostituées.
Un corbeau mort, la rue la nuit, une bagnole abandonnée là.
Et deux messieurs obèses, le soleil sur leurs peaux luisantes.
Des avenues vides, des gens qui courent et des fleurs qui éclosent.

Ca vit, ça vibre, ça bouge. C'est punk, destroy, et au loin on entend presque Iggy Pop qui braille The Passenger.

Massimo Gurciullo Sicily#3
©Massimo Gurciullo


A lire Sicily #3 on a l'impression que le photographe aurait croisé Nobuyoshi Araki et Martin Parr pour emprunter chez l'un et l'autre le meilleur.
Parce qu'il y a dans les images de Massimo une esthétique trash, comme un Do It Yourself vital et ironique.
On peut se demander si l'image ne doit pas, parfois, se contenter d'être, tout simplement, dans sa plus parfaite simplicité, sans détours alambiqués ou faux-semblants ?
Et c'est ce à quoi nous invite ce livre. 
En effet, comme il a été dit, Massimo a eu ce besoin irrépressible de sortir de la photographie métronomique et policée des studios pour se confronter, se plonger dans les rues et les ruelles de la Sicile. De sa Sicile.

Massimo Gurciullo Sicily#3
©Massimo Gurciullo


Parce que Sicily #3 plus qu'un voyage est aussi un hommage (comme le travail d'Araki rend hommage à sa manière aux rues tokyoïtes) aux lieux, aux gens, à la vie.
On croise ce qui fait l'île : les motos Guzzi, les chaînes en or, les bateaux et les vagues d'une mer sans cesse renouvelée.
Mais aux détours d'une image, d'un instant figé sur le papier glacé voici la poésie des jours de soleil, des yeux pleins de joie.

Sicily #3 sonne finalement comme un poème punk, une version sous amphétamines de Cendrars. 
Merci donc à Massimo de nous amener là-bas, chez lui, de nous inviter dans tous ces recoins que nous ne saurions voir.
Merci surtout de faire vivre la vie de cette façon


mercoledì 23 agosto 2023

Sicily #3 sonne finalement comme un poème punk


Sicily par Frèdèric Martin




Sicily #3 par Massimo Gurciullo arrive comme une claque en une fin d'après-midi glacée d'un hiver trop long.

Dehors les jours sont courts, sans charmes, mais dans le livre-revue (grand format, papier glacé, couverture souple) il y a des heures incertaines, de longs moments de vie, des journées comme d'immenses étés. Ca bouge et ça remue, ca swingue, c'est une nuit sans fin, qu'entrecoupent des heures de lumières.

On peut se demander ce que c'est…

Le mouvement, la joie ?

L'immobilité, la tristesse ?

La vie ?


Une pile de valises, un départ demain après trente années passées en studio photo. Massimo veut sortir aller voir dehors ce qu'il se passe, ce qu'il y a à photographier.


Des corps nus de femmes, des madones ou des prostituées.

Un corbeau mort, la rue la nuit, une bagnole abandonnée là.

Et deux messieurs obèses, le soleil sur leurs peaux luisantes.

Des avenues vides, des gens qui courent et des fleurs qui éclosent.


Ca vit, ça vibre, ça bouge. C'est punk, destroy, et au loin on entend presque Iggy Pop qui braille The Passenger.

A lire Sicily #3 on a l'impression que le photographe aurait croisé Nobuyoshi Araki et Martin Parr pour emprunter chez l'un et l'autre le meilleur.

Parce qu'il y a dans les images de Massimo une esthétique trash, comme un Do It Yourself vital et ironique.

On peut se demander si l'image ne doit pas, parfois, se contenter d'être, tout simplement, dans sa plus parfaite simplicité, sans détours alambiqués ou faux-semblants ?

Et c'est ce à quoi nous invite ce livre.

En effet, comme il a été dit, Massimo a eu ce besoin irrépressible de sortir de la photographie métronomique et policée des studios pour se confronter, se plonger dans les rues et les ruelles de la Sicile. de sa Sicile.


Parce que Sicily #3 plus qu'un voyage est aussi un hommage (comme le travail d'Araki rend hommage à sa manière aux rues tokyoïtes) aux lieux, aux gens, à la vie.

On croise ce qui fait l'île : les motos Guzzi, les chaînes en or, les bateaux et les vagues d'une mer sans cesse renouvelée.

Mais aux détours d'une image, d'un instant figé sur le papier glacé voici la poésie des jours de soleil, des yeux pleins de joie.


Sicily #3 sonne finalement comme un poème punk, une version sous amphétamines de Cendrars.

Merci donc à Massimo de nous amener là-bas, chez lui, de nous inviter dans tous ces recoins que nous ne saurions voir.

Merci surtout de faire vivre la vie de cette façon.

Frèdèric Martin ( www.5ruedu.fr)

 

lunedì 21 agosto 2023

The afterglow


 

La photo c'est capturer«la dernière lueur qu'envoie la réalité avant de disparaître» 

Jean Baudrillard

lunedì 14 agosto 2023

" Puissance Chtonienne" Fabien Ribery ci racconta "Sicily"


 

C’est un livre noir, sensuel et nerveux.

On peut penser à l’esthétique Provoke, à la façon fiévreuse de percuter la réalité pour qu’en tombent quelques pépites d’or fin et brûlant.

L’Etna veille sur Catane, puissance tutélaire, furieuse s’il le faut.

Attentif à la surréalité du quotidien, Massimo Gurciullo ne sépare pas le banal de la possibilité de la merveille.....(cronique complete sur " Sicily # 3" )

martedì 4 luglio 2023

Photo books, the revenge of small independent publishing.


 Selfpublishing and the revenge of small independent publishing. There is life beyond the universe of the great photography publishers, those who in recent years have stuck only with the great historical names in photography. A twentieth-century condition now anachronistic. The budgets are crying.

They have remained a little behind on the evolution of the photographic language. They missed the opportunity to partecipate in this evolution, they didn't see what a new generation of photographers were bringing. Today the small independent publishers who publish these authors are the only ones who sell photobooks in the most important fairs around the world.