sabato 17 ottobre 2026

Dehors les jours sont courts...

 


Sicily par Frèdèric Martin




Sicily #3 par Massimo Gurciullo arrive comme une claque en une fin d'après-midi glacée d'un hiver trop long.

Dehors les jours sont courts, sans charmes, mais dans le livre-revue (grand format, papier glacé, couverture souple) il y a des heures incertaines, de longs moments de vie, des journées comme d'immenses étés. Ca bouge et ça remue, ca swingue, c'est une nuit sans fin, qu'entrecoupent des heures de lumières.

On peut se demander ce que c'est…

Le mouvement, la joie ?

L'immobilité, la tristesse ?

La vie ?


Une pile de valises, un départ demain après trente années passées en studio photo. Massimo veut sortir aller voir dehors ce qu'il se passe, ce qu'il y a à photographier.


Des corps nus de femmes, des madones ou des prostituées.

Un corbeau mort, la rue la nuit, une bagnole abandonnée là.

Et deux messieurs obèses, le soleil sur leurs peaux luisantes.

Des avenues vides, des gens qui courent et des fleurs qui éclosent.


Ca vit, ça vibre, ça bouge. C'est punk, destroy, et au loin on entend presque Iggy Pop qui braille The Passenger.

A lire Sicily #3 on a l'impression que le photographe aurait croisé Nobuyoshi Araki et Martin Parr pour emprunter chez l'un et l'autre le meilleur.

Parce qu'il y a dans les images de Massimo une esthétique trash, comme un Do It Yourself vital et ironique.

On peut se demander si l'image ne doit pas, parfois, se contenter d'être, tout simplement, dans sa plus parfaite simplicité, sans détours alambiqués ou faux-semblants ?

Et c'est ce à quoi nous invite ce livre.

En effet, comme il a été dit, Massimo a eu ce besoin irrépressible de sortir de la photographie métronomique et policée des studios pour se confronter, se plonger dans les rues et les ruelles de la Sicile. de sa Sicile.


Parce que Sicily #3 plus qu'un voyage est aussi un hommage (comme le travail d'Araki rend hommage à sa manière aux rues tokyoïtes) aux lieux, aux gens, à la vie.

On croise ce qui fait l'île : les motos Guzzi, les chaînes en or, les bateaux et les vagues d'une mer sans cesse renouvelée.

Mais aux détours d'une image, d'un instant figé sur le papier glacé voici la poésie des jours de soleil, des yeux pleins de joie.


Sicily #3 sonne finalement comme un poème punk, une version sous amphétamines de Cendrars.

Merci donc à Massimo de nous amener là-bas, chez lui, de nous inviter dans tous ces recoins que nous ne saurions voir.

Merci surtout de faire vivre la vie de cette façon.

Frèdèric Martin ( www.5ruedu.fr)





domenica 11 ottobre 2026

KILL the CALL ! - Senza mercato.


 Basically, Instagram is flooded with open calls. Paid ones. 

A sort of marketplace of dreams. 

It looks like an upside-down economy: money flows from photographers to the ecosystem around them, not the other way around. 

The ones trying to make a living (not much, to be honest) are those selling access, while those who produce the work pay to be able to show it.

mercoledì 7 ottobre 2026

ParisPHOTO si avvicina e la fotografia gode di ottima salute.


 Il 2026 è stato un ottimo anno per la fotografia d'autore, al di là dell'ingorgo dei fotofestival che ormai si susseguono allegramente soddisfatti di sè ma totalmente disconnessi dal mercato reale della fotografia, quello di chi con la fotografia ci lavora e fa girare un minimo di economia, ha conosciuto una piccola rinascita dopo un 2025 piuttosto calmo. C'è un "gruppetto" di nuovi piccoli collezionisti, mediamente 40enni,borghesi,con un buon lavoro, che oltre a rendere le loro case più belle mettendo al muro fotografie d'autore, aiutano un pò il piccolo mercato  dei fotografi meno famosi. E' un bene per l'arte e la cultura. Ed è anche un bene per l'economia.

mercoledì 9 settembre 2026

"Sicily Babylon #8" is coming !


 

Ogni fotografia d'autore è, nella sua essenza, un atto politico.

Non nel senso ideologico del termine, ma in quello più antico: una presa di posizione nel mondo.

lunedì 31 agosto 2026

It was the 1980s...


 Arrivai 20enne in una Parigi in pieno fermento, stavano per esplodere i memorabili anni '80 con la fotografia e la moda in prima linea. Guy Burdin e Jean Loup Sieff troneggiavano sulla scena parigina della moda e della fotografia. Mentre Avedon e soprattutto Helmut Newton avevano occasione di venire al Pin Up Studio oppure al Ritz o al George V per le loro sedute di moda/charme.

Ultimo arrivato mi diedi da fare come potevo e i primi a darmi qualche lavoretto furono le giovani agenzie di mannequins. Pagavano poco ma pagavano e così avevo di che pagare l'affitto.