lunedì 20 marzo 2023

Entre rèel et imaginaire

 

Dans l’effervescence des rues siciliennes, le photographe construit un univers à part, peuplé de personnages étranges. Un monde fou et festif, rythmé par les mélodies entraînantes et lointaines d’un orchestre de jazz. (Fisheye magazine, Mars 2019)


mercoledì 15 marzo 2023

In this "Sicily"....

 

In this "Sicily" it resembles a jazz composition. It has the rhythm. It has the same happy and conceptual iconoclastic fury, where this commitment is aimed at "interpreting", and therefore making new, something that we already know and realize in its deconstruction.  ( G.Cicozzetti - Scriptphotography)


giovedì 9 marzo 2023

un transfert poétique pour produire l'


Parce qu'il y a dans les images de Massimo une esthétique trash, comme un Do It Yourself vital et ironique.” ( Frèderic Martin)


martedì 7 marzo 2023

Ne surtout pas dormir...

 


Ne surtout pas dormir.La nuit est dense, cruelle, impénétrable, il faut rester aux aguets, s’accrocher aux moindres points de lumière, et tenir dans l’errance jusqu’au petit matin.

Sicily, du photographe Massimo Gurciullo, est le nom de code d’une terre sauvage et baroque, catholique et païenne, clanique et sensuelle”. (Fabien Ribery)


 

sabato 4 marzo 2023

Journal d'un voyage


 E tutto il resto - mostre, libri, musei, vendite all'asta, festival del nudo di spalle, seminario degli amici del 9x12, settimana del ritratto a tre quarti, workshop trascendentale del ritratto non ritoccato - non sono altro che epifenomeni senza importanza. ( Jeanloup SIEFF)


 

lunedì 27 febbraio 2023

 



Une par Massi

2 NOVEMBRE 2019



Ne surtout pas dormir.

La nuit est dense, cruelle, impénétrable, il faut rester aux aguets, s’accrocher aux moindres points de lumière, et tenir dans l’errance jusqu’au petit matin.

Sicily, du photographe Massimo Gurciullo, est le nom de code d’une terre sauvage et baroque, catholique et païenne, clanique et sensuelle.



Dionysos rôde, mais il est d’abord en soi, c’est une petite fille qui fera souffrir les hommes, un ragazzo violent, une écharpe tigrée.

Je ne sais rien de Massimo Gurciullo, mais cet homme me paraît absolument seul, amoureux d’une île impossible à quitter, titubant dans sa vie comme en ses images, allant au contact des corps et des matières, des visages et des murs centenaires.

Les dalles du palais décati portent des bas résilles, mouillés de désir sans emploi.



Vierge Marie, je vous en supplie, faites-moi jouir encore.

Le quartier a changé, il est étrangement japonais depuis quelques temps.

Dans l’outre-monde, le Japon serait-il devenu sicilien ?



Hommage aux maîtres de la revue Provoke.

Sicily prie, s’interroge, regarde sans discrimination, les enfants, les vieillards, le dos des clandestins, les jolies femmes.

Mères de tous les pays unissez-vous, vos fils ont sombré dans la mélancolie.



Sicily boit, a bu, boira, c’est un marin à terre continuant de chavirer.

L’église est un dernier espoir, comme l’entrejambe d’une inconnue croisée dans un bar.

Le voile d’une nonne, la chevelure d’Anna Magnani, le sourire d’un ange noir.

On ne sait pas très bien comment naviguer entre les vivants et les morts, les squelettes et les chairs, les fantasmes et les échecs.

Le sublime est le commencement de la terreur.

La beauté sauvera le monde.

En attendant, il ne faut surtout pas dormir, et témoigner comme on peut de l’humaine condition, des déchirures et des extases, de la sainteté et de la bassesse, mais à l’agrandisseur, sur papier baryté.

Fabien Ribery ( L'Intervalle, Novembre 2019)